4 décembre 2026
Ce témoignage est publié avec l'accord de l'étudiante, dont le prénom et certains détails ont été modifiés. Il décrit une progression réelle sur un programme d'anglais des affaires à Marrakech.
Une notaire, cabinet à Marrakech, clientèle qui s'internationalise : acquisitions de riads et villas par des Britanniques, des Américains, des Scandinaves ; créations de sociétés par des investisseurs qui ne parlent pas français. Son anglais : B1 solide à l'écrit, elle lit les contrats, elle rédige un email correct en y passant du temps. À l'oral, c'est autre chose.
Le problème, dans ses mots : « Je connais mon droit. Mais quand un client m'appelle en anglais, je traduis dans ma tête, je cherche le terme exact, et pendant ce temps je perds mon autorité. Je finis par demander à mon collaborateur de prendre l'appel, ou je fais venir un traducteur pour les rendez-vous importants. Ça coûte, ça ralentit, et le client sent que je ne suis pas à l'aise. »
Pas de manuel d'anglais général. Pas de « révision du present perfect ». Pas d'« anglais juridique » abstrait avec 300 termes de common law qu'elle n'utilisera jamais. Une notaire marocaine n'a pas besoin de parler comme un solicitor londonien, elle a besoin d'expliquer le système marocain à quelqu'un qui ne le connaît pas, clairement, avec assurance.
Semaines 1-2 : ses cinq explications. On a identifié les cinq situations qui reviennent dans 80% de ses dossiers étrangers : l'achat d'un bien titré par un non-résident, la procuration depuis l'étranger, la création de SARL, la succession avec héritiers à l'étranger, la légalisation de documents. Pour chacune, on a construit une explication en cinq phrases, en anglais simple, avec les termes clés (title deed, land registry, preliminary agreement, power of attorney, articles of association). Elle les a répétées jusqu'à pouvoir les dire sans réfléchir. Voir l'anglais juridique pour notaires.
Semaines 3-4 : le rendez-vous simulé. Je joue le client, l'Américain pressé, le Britannique poli qui pose dix questions, le couple qui ne comprend pas pourquoi ça prend six semaines. Elle répond. On enregistre. On réécoute. On corrige d'abord le contenu (est-ce clair ?), puis les erreurs récurrentes (« I am agree », « I will explain you », « since three weeks »), puis la prononciation qui gêne la compréhension (le TH, le H, le rythme).
Semaines 5-6 : le réel. Ses emails à corriger entre les séances par WhatsApp. Puis un vrai appel client préparé ensemble la veille, les questions probables, les réponses, les phrases de transition (« Let me walk you through it », « The main thing to know is... », « I'll send you a summary by email tonight »).
Douze séances d'anglais des affaires, en pack, facturées au cabinet avec ICE. Moins qu'un traducteur sur trois rendez-vous. Et l'investissement ne s'arrête pas : chaque nouveau client étranger est un client de plus qu'elle peut servir seule.
Notaire, avocat, expert-comptable, médecin, architecte, agent immobilier à Marrakech : le blocage n'est presque jamais un manque d'anglais. C'est un manque d'anglais pour vos situations, répété jusqu'à l'automatisme. Ça se règle en semaines, pas en années.
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